La vènerie et les équipages

Le Chenil du Rallye-Vouzeron

Pour une cinquantaine de chasses par an, la meute passe plus de 300 jours au chenil. Le Rallye-Vouzeron est une association de 25 à 30 propriétaires-veneurs. Il est la suite de l’équipage du chenil « Vouzeron-Sologne » créé à la fin du siècle dernier par le Baron Roger.

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L’équipage chasse dans les forêts (Orléans, Tronçais, Amboise, Bertranges, Grésigne) et participe à de nombreuses manifestations et démonstrations de vénerie.

chienv1Le chenil compte actuellement plus de 90 chiens ainsi qu’une vingtaine de chiots. Tous sont des poitevins d’origine remontant à plus de 70 ans. De grande activité et d’intelligence très vive, il est extrêmement « allant ». La qualité de l’acte de chasse repose sur la meute. Le temps passé auprès de la meute se chiffre en milliers d’heures. Ce chenil serait le seul en France conçu pour un équipage de vénerie et il vient d’être inscrit à l’inventaire des monuments de France. L’alimentation est quotidiennement une préoccupation majeure. Trois kilos de viande par jour et par chien sont nécessaires en période de chasse. Seuls les meilleurs élèves remontent la meute. Le choix des géniteurs et la sélection des chiots sont faits par le masteur (responsable du fonctionnement de l’équipage).

Tous les chiens sont marquéscheval1 au flanc droit de la lettre « V » qui représente l’association. Cette marque de propriété haute d’environ 15 cm est une tonsure du poil au ras de la peau. Elle est refaite aux ciseaux mensuellement. A deux ans le chiot est dressé ; à trois ans, confirmé. La saison d’un chien dure de 5 à 7 ans. Chaque animal a un nom différent, généralement composé de trois syllabes pour permettre au piqueux de modifier les intonations lors du dressage et du travail. A la première syllabe, le chien écoute, à la deuxième, il attend et à la troisième, il agit.

Tous les chiens sont de véritables athlètes. En dehors de la chasse, au moins une fois par semaine, ils font une sortie de 12 à 15 km, emmenés par le piqueux. Un chien bien dressé doit « craindre », être aux ordres et aimer son maître. L’accès du chenil est libre.
Le Rallye Vouzeron a pris la suite de l’équipage du chenil Vouzeron-Sologne crée en 1884 par le baron Roger. Les jours de chasse, on rencontrait souvent « Mademoiselle », c’est ainsi que l’on nommait « Lesline d’Harcourt ». Mademoiselle a réussi à créer une des plus belles meutes de France qu’elle savait diriger de la voix. Cette femme au caractère bien trempé, à la vitalité étonnante, a voué sa vie à la vénerie. Plus de renseignements en cliquant ici. Maintenant c’est son frère Jean d’Harcourt qui est maître d’équipage.

picavantsologne1Pic’avant Sologne

Parallèlement au Rallye de Vouzeron, il existe un autre équipage nommé « Pic’ avant Sologne » dirigé par Brigitte et Gérard Monot. Celui-ci est l’initiateur et l’organisateur de ce que l’on appelle la Saint Hubert qui se déroule chaque année le 1er dimanche de novembre. Il faut savoir que la tradition voulait qu’aucune chasse à courre ne se déroule avant cette fête. Pendant celle-ci, les chiens sont bénis, une messe est donnée…
Madame Brigitte Monot est Lieutenant de louveterie, pour le Cher.  A l’origine, c’est Charlemagne qui, dans un capitulaire de 813 ordonna à ses Comtes de désigner dans leur circonscription, deux officiers, les « luparii », chargés de chasser les loups alors nombreux. Les louvetiers sont maintenant nommés par le préfet pour six ans renouvelables.
Ils doivent faire preuve d’honorabilité, avoir une bonne forme physique, une réelle compétence cynégétique, une parfaite connaissance dchenile la réglementation de la chasse. Seuls fonctionnaires bénévoles de la République, les louvetiers ont un rôle de conseiller technique auprès de l’administration. Ils sont chargés, sous le contrôle de la Direction départementale de l’Agriculture et de la Forêt, de la régulation de certaines espèces sauvages devenues localement ou momentanément excédentaires. Ce sont : le sanglier, source de dégâts dans les cultures, le ragondin qui pullule dans les rivières et les étangs fragilisant les berges ou le renard, vecteur de la rage.
A la demande de l’autorité préfectorale, ils organisent des battues de régulation dont ils assument la responsabilité technique. Ils ont de plus qualité pour constater dans les limites de leur circonscription les infractions à la police de la chasse.

Trouvez ci dessous divers photos d’une chasse à courre.

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