Un message dans la Forêt Solognote

C’est dans une petite ferme à colombage située sur la commune de Vouzeron au cœur de la forêt Solognote que se niche Patrick Barthélemy amoureux d’une nature verdoyante.

C’est un village pittoresque d’environ 570 habitants où l’on découvre une faune et une flore abondante à chaque saison. Les gentilés de Vouzeron appelés les Vouzeronnés, sont très loin des lotissements proches des grandes villes standardisées et sans âme, qui nécessitent parfois le besoin d’un GPS.

A l’automne, impossible de manquer le brame du cerf proposé par plusieurs associations. La Sologne est le paradis incontestable d’une nature riche et préservée où l’on peut savourer le plaisir simple de la découverte des étangs, des forêts.
La forêt, elle rassure et donne l’impression immédiate de mieux respirer ; si les arbres nous sont si familiers ou même indispensables, c’est qu’ils ont fait partie de notre paysage.

Où sont les quatre-vingts arbres abattus sur la ville de Bourges au profit de ces Berruyers qui semble t- il ont le désir de trouver la maison de la culture au pied de leurs portes où chacun prendra le temps de savourer la facture de ce bien être, enfin, pour ceux qui auront les moyens de la financer. Comment peut-on être Ecolo, Vert, Bio… et continuer à prendre plaisir de marcher sur du béton !

On y trouve aussi comme une exception, des commerces dans ce petit village de Vouzeron, une petite épicerie abondante « La Caverne » qui propose aussi des plats cuisinés de qualité, réalisés façon « Grand-mère » chaque jour et un café restaurant « Le café du centre » qui présente des menus du jour très abordables et raffinés, accompagnés de sauces artisanales et non pas ou tout simplement des steaks frites surgelés ou des garnitures préfabriquées que l’on trouve trop souvent dans les villes.

Patrick Barthélemy est un père comme tous les pères, mais il a comme particularité d’être un père comme certains avec ses 2 enfants : Mathieu, après un parcours d’Etudes exemplaire est aujourd’hui ingénieur méthode et Marie toujours aussi positive, est étudiante en école supérieure.

Patrick a aujourd’hui 2 passions dans son quotidien :
La première, c’est de prendre plaisir à rénover sa ferme solognote « la billebaude » aux trois couleurs dominantes ainsi que le développement de son jardin à la française.


Il espère d’ailleurs que son « refuge » comme il l’appelle, sera le lieu de ravitaillement pour les futures randonnées pédestres dans les allées de la forêt domaniale .

Sa deuxième passion, c’est d’apprendre et de continuer à apprendre à danser aujourd’hui dans le monde de la compétition de danse sportive.

Patrick raconte : Après quelques expériences dans la pratique de la danse latine et standard, j’ai repris depuis 2 ans et 4 fois par semaine, des cours très techniques sur la région de Tours afin de prétendre à la compétition.

Il faut pouvoir s’affirmer dans cette discipline, tout en restant humble à l’égard d’autrui, afin et surtout ne pas se faire passer pour ce que l’on ne sera jamais « une Star » et surtout pas dans les thés dansants qui restent à mes yeux un lieu de détente pour chacun. S’affirmer, c’est aussi se respecter et surtout être en accord avec soi-même  et de l’assumer quelles que soient les circonstances et le regard parfois médiocre qui nous est porté.

Dans cette activité débordante, je m’appuie sur une citation de Jean Louis Barrault :
« Danser, c’est lutter contre tout ce qui retient, tout ce qui enfonce, tout ce qui pèse et alourdit, c’est dans découvrir avec son corps l’essence, l’âme de la vie, c’est entrer en contact physique avec la liberté ».

Ma partenaire de danse respectée et respectable dans le monde de la danse à Tours, avec un très bon niveau technique est venue me rejoindre afin de travailler les chorégraphies et d’assurer ensemble les entrainements laborieux mais indispensables dans la compétition.

Différents témoignages de :

E : Témoignage du talent de quelques pas de danse…
« Je fréquentais le Balad’jo (célèbre dancing de Romorantin-Lanthenay, où on y vient danser de loin) lorsque j’ai été aussitôt happée par ce qui se dégageait de ce danseur, en l’occurrence Patrick, quand il y est arrivé. J’étais fascinée par la prestance, le sérieux, la tenue et l’allure de ce danseur qui se démarquait sur la piste. J’ai eu la joie qu’il m’invite et là… immédiatement… Quel enchantement !!! Je me suis retrouvée transportée dans sa passion. Il a déclenché en moi, ce jour-là, le goût de la danse « autrement », depuis, avec allégresse, grâce à lui, je me suis beaucoup affirmée sur les pistes. Quelle chance d’avoir croisé Patrick et qu’il m’ait transmis ce bonheur. Dommage pour nous danseuses, qu’il ne vienne plus que très rarement dans les dancings ».

M. : « J’ai fait la connaissance de Patrick lors d’une soirée gala de danse sportive à Tours. Etant compétitrice en standard niveau national sénior, et également en latines, j’apprécie ces événements où se retrouvent les amoureux de la belle danse. Après quelques danses nous avons discuté et la personnalité de Patrick m’a interpelée. J’ai tout de suite senti en lui une motivation forte pour la danse sportive en compétition mais en même temps une certaine perte de confiance en lui.  Je l’ai encouragé à se lancer dans la grande aventure de la compétition et je suis devenue sa marraine. Après 3 compétitions, ses résultats sont encourageants et Patrick a une telle motivation et passion qu’il ne peut que progresser et s’épanouir dans cette belle discipline qu’est la danse sportive. Tous mes souhaits de réussite ! »

 

C’est ainsi, après une expérience forte dans la pratique de la danse amateur, un défi sans précédent dans notre série où nous avons réalisé notre premier Critérium National dans ce premier semestre à Valence. Nous avons aussi multiplié les rendez-vous de compétitions qui nous sont proposés par la FFD (Fédération Française de Danse) sur la région Parisienne comme Maison – Lafitte, Cergy Pontoise, Eaubonne, Coubertin et qui restent à ce jour abordables à nos yeux.

De toute façon, quoi que l’on fasse de bien ou de mal dans une chorégraphie ou dans notre quotidien et parfois blessé selon le vécu, nous ne pouvons pas empêcher d’être soumis aux jugements et à la critique parfois non fondée, alors autant se laisser aller et être soi en acceptant le risque de déplaire.

Patrick Barthélemy.

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